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Robert et Shana PARKEHARRISON, photographes-plasticiens

Posté par evelynej le 9 octobre 2008

Robert & Shana ParkeHarrison

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Leçon de vol

Des photographies découvertes sur le site de AUBE L (Groupe aux compositions originales), m’ont invité à pénétrer l’univers onirique de Robert et Shana Parkeharrison.

L’œuvre du photographe plasticien américain contemporain, Robert Parkeharrison, dont les derniers clichés datent de 2001, est composée de photographies, empreintes de poésie et d’imaginaire, présentant un homme, confronté à la reconstitution de l’élément naturel. En les voyant j’ai pensé aux machines extraordinaires de Léonard de Vinci ou encore aux films fantastiques de Méliès.

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(blog Devon myspace)

Photographes et plasticiens, ils mettent en scène leur vision onirique d’une humanité perdue. Rêves et cauchemars d’une nature asservie.  « Notre processus de création tente bien souvent de faire une réplique de ce qui se passe dans les rêves, où des éléments n’ayant visiblement rien à faire ensemble, obéissent tous à un instant placé dans un cadre narratif plus grand (…) Nous recherchons divers sujets pendant quelques mois. Ensuite nous commençons à développer les idées et à faire des croquis des images. À partir de là nous fabriquons les accessoires et commençons à expérimenter en photographiant tout cela. Nous continuons à développer les accessoires et les idées jusqu’à ce que nous obtenions l’image désirée. Nous la photographions à ce moment là. Puis nous collons plusieurs images afin d’obtenir l’impression finale qui est ensuite montée sur un panneau puis peinte. »

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Suspension

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Le nettoyeur de nuages

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Robert & Shana Parkeharrison par Paul Ardenne

La production visuelle de Robert et Shana ParkeHarrison, qui attire
l’attention du public, en 1993-1994, avec la série The Architect’s
Brother, est pour le moins intrigante. Des photographies en noir et
blanc ayant viré sépia, renvoyant à un autre temps, aujourd’hui révolu,nous y montrent avec une régularité obsessionnelle les travaux
d’Hercule d’un homme seul au monde occupé à des actions les plus
invraisemblables qui soient : nettoyer un nuage, souffler sur des fleurs pour permettre la pollinisation, produire de l’air pur dans un paysage industriel, générer du vent en faisant tourner les pales d’un vieux ventilateur…

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S’ils nous entretiennent des vertus de l’imaginaire et nous propulsent dans un univers qui n’est jamais loin du rêve, Robert et Shana Parkeharrison parlent aussi du « travail », présent à tous les stades de leurs images : dans la facture très ouvragée de celles-ci, dans leur contenu même, dans la métaphore qu’elles instillent à notre esprit, porteuses de l’idée que l’on n’a rien sans rien, que l’effort est la condition même de la survie humaine, que nous avons ici-bas une tâche à accomplir, sous peine de disparition. Sous leurs dehors fantasques, les images de Robert et Shana Parkeharrison dissimulent mal un propos en rapport avec la question du salut. Le monde, il faut le sauver à tout prix, si nous voulons pouvoir y vivre et nous, de même, y être sauvés. Or ce salut, l’activité seule le permet, en dépit de son paradoxe : activer peut abîmer, détruire le monde, mais le rédime, aussi bien. Le héros solitaire au travail des images de Robert et Shana Parkeharrison s’active par compensation, toujours : parce que le fonctionnement du réel est devenu fragile et qu’il requiert, pour corriger les excès de l’homme, l’intervention humaine elle-même.

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Relevant de la « photographie-peinture », tant la fabrication et le travail de composition y sont patents, et décisifs, cette photographie plasticienne au contenu à la fois fantastique et réaliste n’est pas sans tirer le travail du couple Parkeharrison vers la mythologie. Laquelle ? Celle du héros vaillant et humble, « common man » occupé pour l’occasion à sauver le monde, une constante dans la culture américaine. Un autre intérêt de cette curieuse fantasmagorie photographique réside dans l’autofiction. Robert Parkeharrison est en effet, non sans raison, l’acteur récurrent et systématique de ses propres images. Présent en chacune d’elles (sous le regard de Shana, qui compose celles-ci), il suggère en filigrane que l’artiste est, par sa vision du monde, un travailleur indispensable. Un rêveur peut-être, mais dont le rêve éveillé constitue aujourd’hui un contre-feu à une réalité post-industrielle au fonctionnement devenu cauchemardesque, rongée par le dérèglement global.

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3 Réponses à “Robert et Shana PARKEHARRISON, photographes-plasticiens”

  1. Le Pixdreamer dit :

    Bonjour EvelynJ,
    Je découvre votre article sur le couple Parkeharrison avec ravissement. C’est en quelque sorte la mise en pratique du concept de serendipité dont je viens d’apprendre l’existence (réaliser une découverte inattendue au cours d’une recherche dirigée initialement vers un objet différent de cette découverte). La qualité de votre texte m’a donné envie et évidemment la puissance des images. Du coup je me suis rendu sur leur site web pour en savoir plus. Que je vous dise pourquoi cette découverte m’émeut. Il y a quelques mois mon ami Xavier avait mis sur facebook une image tout à fait intrigante et sans âge, un homme aux ailes de brindilles dans un paysage vide et deforesté. Il se demandait de qui et de quand pouvait bien être cette image. Chacun s’en était ému dans les commentaires de son mur facebook. Aujourd’hui je fais des recherches pour un story board que je dois rendre à un ami chef déco pour une série tv et je cherchais des paysages industriels. Dans la floppée d’images que google affiche, je découvre tout d’un coup le même bonhomme désolé en haut de ses improbables échasses! Là j’aterri sur votre blog et vous m’apprenez l’existence de ces Parkeharrison! Alors un grand merci. Je vais bichoner le moment et la forme de l’annonce à mon ami Xavier. La dernière fois que j’ai eu une émotion artistique de ce niveau c’était pour Andy Goldsworthy. Bonne soirée à vous.

  2. NAT dit :

    Bonjour,

    Je découvre votre superbe site et par là même Shana et Parker Harrison dont j’ai lu par hasard un article dans une revue de Psychologie ; ces photos sont spendides, légeres, poétiques et irréelles en un mot magiques.
    J’explorerais plus en détail ce que vous proposez et mettez à notre disposition.
    Merci

  3. 996 ニューバランス dit :

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