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Laurence DEMAISON, photographe

Posté par evelynej le 10 décembre 2008

Je viens de lire, dans le premier numéro du magazine trimestriel PHOTO AZART consacré à la vitrine internationale de la photographie contemporaine, un article qui m’a permis de découvrir les oeuvres de Laurence DEMAISON.

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Les eautres n°4, 35 x 42 cm

Laurence Demaison devient photographe à 24 ans, après un choc reçu devant une photo de magazine qui traduisait parfaitement son univers mental du moment. En naviguant sur internet, j’ai voulu découvrir son travail, sa démarche pour me rapprocher de cette artiste singulière.

 » Architecte de formation, Laurence Demaison aborde donc la photographie en autodidacte au début des années 90. Rapidement, elle prend son visage et son corps comme sujets, qu’elle choisit de déformer et dissimuler systématiquement, se dévoilant ainsi sans jamais être révélée. Entre excès de pudeur et narcissisme, fascination, répulsion… dégoût d’une enveloppe charnelle qu’elle habite et contemple.

Un monde troublant fait de mouvements, d’ombres et de lumières, de reflets.

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Photos de la série « Les bulles », Laurence Demaison

« Entre l’horreur de ma chair et celle du regard des autres, j’ai choisi le plus gérable. Cette alternative m’a contrainte à m’aventurer dans des recherches dont la seule issue était de disparaître, tout au moins d’être autre chose, mais c’est pareil.
Etre là sans être là ; une ambivalence, un jeu de cache-cache instinctif, que je n’ai pas cherché à comprendre, encore à montrer, juste faire. Laisser se faire »
, écrit-elle.

(www.ville-cholet.fr/dossier)

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 » Dansez sur moi « , 40 x 50 cm, 1996

 » Le travail photographique de Laurence Demaison est exclusivement dévolu à l’autoportrait depuis 1993. Dans une relation tendue, voire sévère avec sa propre image, elle la déforme, la transforme, la recrée usant des vastes possibles offerts par l’outil photographique.

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Photos de la série « C’est lavis », Laurence Demaison.

Son objectif tente de matérialiser des images mentales, sans manipulations ultérieures aux prises de vue. Son travail a obtenu le prix de la fondation HSBC pour la photographie en 2002 et est exposé régulièrement en France et à l’étranger. Laurence Demaison est représentée par les galeries Esther Woerdehoff à Paris et Lucien Schweitzer à Luxembourg. « 

 

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Photographie n°8  (20 x 28 cm) 

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Photographies n°2 – n°1 – n°3  (3x 20×28 cm) , 2005

(expobreak.com)

 » Depuis plus de dix ans, Laurence Demaison explore la relation complexe qu’elle vit avec son image.

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 » Belladone n°1, 60 x 90 cm, 2003

A la fois doux et brutal, son travail exprime un rapport inattendu entre elle-même et son corps, oscillant entre dégoût et attraction. Inquiétantes, sombres mais poignantes, ces photographies témoignent de la quête de vérité et d’esthétisme d’une artiste, sans qu’elle y perde son sens de l’ironie. Son obsession pour la dissimulation et le secret s’exprime par différents moyens, jeux et antidotes à sa panique, allant du contre-jour aux reflets sur l’eau et sur le papier, du flux dû au longs temps d’exposition aux blancs saturés.

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Photo n° 31 de la série  » Veineuse « , 20 X 28 cm, Laurence Demaison

Dans cette réflexion, le soi se montre chimérique et en métamorphose constante : vous croyez le voir, et voilà qu’il disparaît, avant de faire surface à nouveau. Ces conversations philosophiques, à la fois ingénieuses et complexes, conduites au moyen de procédés et d’outils photographiques, comportent des ressemblances fugaces avec des œuvres antérieures, dues à des artistes aussi différents qu’Etienne Marey, André Kertész, John Heartfield ou Francis Bacon.

En fait, si vous regardez attentivement ces photographies, vous verrez Laurence Demaison disparaître dans son oeuvre sous vos yeux. « 

 

( Galerie Esther Woerdehoff)

 

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 » Feue la lo  » n°5, 38 x 50 cm

 

 » Visage dissimulé derrière des volutes de fumée, tête entortillée de fils, tronc ruisselant ou bouche ensanglantée, le Surréalisme jette un oeil par la porte et les titres donnés aux séries rappellent avec humour que tout est inventé : C’est lavis, C’est pour rire, Aqua bon. La représentation du corps est source d’expérimentations photographiques dans une succession d’étapes, d’approches plus ou moins lentes, qui s’élaborent sous la forme de la série. La réalisation des séries, aux titres en jeux de mots, est le fruit d’un long travail d’expérimentation, où l’artiste met à profit les possibilités techniques de la photographie argentique, jouant sur le temps de pose, le flou, le contraste ou le négatif, pour créer des images intrigantes et singulières. Dans cette quête plastique autour de son propre corps, élaborée depuis les années 1990, l’aspect graphique de l’image prend une importance grandissante. On retrouve alors un lien avec le dessin qu’elle pratique également et qu’elle perçoit comme un espace de légèreté et de spontanéité s’opposant à la rigueur de la construction photographique. »

 

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Pour voir une page présentant un ensemble de dessins réalisés par Laurence DEMAISON, cliquez sur le dessin ci-dessus.

 

Elle avoue rechercher un lien entre sa photo et ses dessins (« C’est lavis » dans laquelle, elle investit ses dessins.

La photo telle qu’elle la pratique est lourde et longue. Le dessin est plus spontané. Ses dessins servent de base à ses photographies, parfois des années plus tard.

Secrète, elle dévoile, dans l’article d’AZART, avoir grandi dans un univers d’adulte, seule, dans un contexte familial compliqué où la culture n’avait pas de place. Ces blessures de l’enfance transparaissent dans ses oeuvres.

 

 » Ses recherches récentes se font aussi le témoin d’une violence, doublée d’un humour morbide, qui, jusqu’à maintenant, n’avait jamais été aussi présente dans l’oeuvre de Laurence Demaison. Cette violence, déjà perceptible dans ses oeuvres précédentes, l’artiste l’utilise pour dissimuler, cacher, déformer, altérer sa propre image. Elle devient alors une apparition fantastique, un double fantomatique, qui s’insert dans une quête d’identité singulière. L’appareil photographique renvoie une vision de soi «à travers le miroir», entre beauté et cruauté, dans une oeuvre à la fois multiple et toujours extrêmement cohérente.  »

(actuphoto.com)

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Photo de la série  » C’est pour rire « , 2007

Pour mieux comprendre la démarche de Laurence Demaison , je vous propose d’écouter les entretiens enregistrés par Alain Katz, Conservateur des Musées de Cholet, en cliquant sur les photographies ci-dessous :

RECONNAÎTRE

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 » Personne », 1995
FAIRE UN SIGNE

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 » Sémaphores », 1996

LA SUITE- LA SÉRIE

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 » Saute d’humeur « , 2004

INVERSER

 

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 » Spirites « , 2002-2003

MULTIPLIER

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 » Les bulles », 1998

DESTRUCTURER

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 » Les eautres « , 1998
RESTRUCTURER

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 » L’eau de là « , 2003
Alain Katz, Conservateur des Musées de Cholet

(admedias.free.fr)

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 » Meridienne « n°1, 18 x 24 cm, 2004

Pour voir d’autres oeuvres, rendez-lui visite sur son site en cliquant sur la photographie ci-dessous :

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 » Les eautres  » n°11, 35 x 42 cm

Laurence Demaison

Photographie
Née en 1965 à Saint Julien en Genevois
www.laurencedemaison.com

 

 

Publié dans PHOTOS | 4 Commentaires »

 

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